vendredi 29 novembre 2019

VÉHICULES ÉLECTRIQUES: POURQUOI JE SUIS CONTRE LES SUBVENTIONS.


Sur l'opportunité de ne pas subventionner les autos électriques. COMMENTAIRE SUR FACEBOOK.


Je ne suis pas contre les véhicules électriques (VE)

J'ai bien lu tous vos commentaires. J'en ajoute d'autres! D'abord, d'entrée de jeu, permettez-moi de le dire haut et fort, que je n'ai rien contre les autos électriques! Je suis probablement le premier journaliste québécois qui en a conduit une! Autant que je me souvienne, c'était en France à Bordeaux, en 1994! Il y a 25 ans alors que j'étais correspondant pour Radio-Canada à Paris. J'avais fait l'essai d'une voiture électrique construite par Renault. Comment  en effet, ne pas être attiré par cette technologie, qui n'est pas neuve en passant. 

Il y a 120 ans, en Amérique du Nord,  il y avait plus d'autos électriques que de voitures à essence!
Je me souviens d'en avoir vu une dans un musée de Denver au Colorado.Elle était tout simplement magnifique! Les voitures à essence, avaient mine basse à côté d'elle! Autrement dit, elle avait tellement belle allure,  que si j'en avais les moyens, je l'aurais achetée avant même un tableau, c'est dire. 

J'ai toujours été attiré par les technologies et la science. Mon arrière, arrière et arrière grand oncle, a allumé la première ampoule électrique au Québec, et a écrit le premier traité de géologie en français au Canada (Joseph-Clovis-Kemner Laflamme) C'était un doué; il avait étudié à Harvard au Massachussetts. Cela étant dit, je suis contre les subventions par l'État aux autos électriques. 


Ce n'est pas à l'État de subventionner les constructeurs.

Ce n'est pas à L'ÉTAT de subventionner la marge bénéficiaire des constructeurs étrangers de véhicules électriques. C'est un non sens sens tant  sur le plan économique que sur le plan envirilonnemental;; j'y reviendrai.
 

Si cela fait du sens pour le monopole d'ÉTAT qu'est Hydro-Québec, qu'elle les subventionne directement! Si l'équation est là pourquoi pas? Mais je doute qu'elle soit là! Ce n'est pas avec 200,000 VE ou 1,000,000 VE qu'on va redresser la situation à Hydro-Quebec aux prises avec des surplus énergétiques sans précédent au point d'être, pour la première fois de l'histoire récente, forcée de déverser, année après année, par les évaluateurs de crues, l'eau qu'on ne peut pas turbiner faute de demande, tant sur le plan domestique, que celui des exportations. 


Qu'Hydro-Québec et le gouvernement donnent l'exemple!

Par ailleurs, peut-on m'expliquer pourquoi L'ÉTAT québécois et Hydro-Québec qui veulent acheter des votes ou la sympathie du public, en subventionnant à tout vent les autos électriques, ne commencent pas eux-mêmes à donner l'exemple? En équipant les employés d'Hydro et les fonctionnaires de véhicules électriques!  

8,000$ en subventions par véhicule pour 200,000 véhicules électriques, c'est 1,600,000,000$. Et on voudrait en subventionner 2,000,000? Ce sera 16,000,000,000$ (milliards) rien que ça! L'argent pousse dans les arbres au Québec, toute cela est bien connu! 

Si les "équations" sont là, pourquoi ne pas aller de l'avant! Même chose pour le consommateur, si malgré le prix ,cela vous permet d'économiser, et cela semble être le cas,  et d'apporter ainsi une contribution à l'environnement, ne laissez pas passer l'occasion! 



Les taxes viendront; même pour les véhicules électriques!

Parlant d'équation, je vous signale, que si l'achat des VE prend de l'ampleur, ce qui n'est pas encore le cas, il faudra bien remplacer les taxes québécoises sur l'essence qui rapportent autant au trésor 




québécois que les dividendes d'Hydro-Québec. C'est pourquoi on envisage maintenant de substituer aux taxes sur l'essence  une taxe sur le kilométrage, ce qui fera sûrement l'affaire des régions au Québec! Beau débat en perspective! On fera peut-être comme l'essence, ou l'on a réduit les taxes à percevoir, pour les distributeurs qui offrent leurs services non loin des frontières avec les autres provinces ou les États américains. 


Subventions: faux du point de vue environnemental et économique.

Cela étant, revenons à notre sujet principal: les subventions au VE. D'abord du point de vue environnemental on fait fausse  route. Ce n'est pas avec les autos électriques qu'on va réduire de façon significative, les émissions de Co2. Ce n'est tout simplement pas efficace. Le marché du carbone, les taxes sur le carbone, sont beaucoup plus efficaces,  sont beaucoup plus contraignantes, et surtout, s'appliquent à tout le monde; à tous les propriétaires de véhicules à essence! Rien qu'au Québec, ce marché du carbone, va rapporter d'ici 2020, 4G$ au trésor québécois, pour subventionner avec le Fonds Vert la transition énergétique souhaitée par les écologistes. 

Avec les subventions aux VE, l'argent sort des coffres de l'ÉTAT, avec le marché du carbone, on fait le plein. Ce n'est pas tout à fait la même chose! Et on parle ici, comme démontré plus haut de milliards! C'est pas de la tarte!

Par ailleurs, et c'est là le point important, autant du point de vue environnemental qu'économique, les subventions aux autos électriques, sur le plan des opportunités pour lutter contre les changements climatiques, coûtent trop cher! L'éditorialiste Sanfaçon du Devoir, rappelait récemment, qu'il en coûtait 20 fois plus cher avec les autos électriques qu'avec le marché du carbone pour éliminer une tonne  de Co2. 



Quand on est pauvre on cesse de subventionner! 

Non seulement on subventionne la marge bénéficiaire de constructeurs étrangers, mais l'ÉTAT pauvre  du Québec, trouve le moyen de ne pas être efficace dans sa lutte aux contre le climat, contre les 
changements climatiques. Où sont les politiques publiques dignes de ce nom? Quand on a un ÉTAT qui se comporte comme il se comporte, avec les plus mauvaises routes du pays, avec les listes d'attente dans les hôpitaux les plus longues du monde occidental, avec des écoles délabrées, avec un sous-financement de nos institutions universitaires, avec un système de justice qui est constamment rappelé à l'ordre par des arrêts Jordan, parce que les délais pour obtenir justice n'ont plus de sens, quand on est rendu à offrir des pommes de terre en poudre à nos aînées dans les CHSLD, je pense qu'on a mieux à faire comme société que de subventionner les autos électriques et de céder aux nombreux lobbies des écologistes, même s'ils ont le vent en poupe! 


Peut-on règler le cas des retraites désindexées?

Cette maltraitance de nos aînés en dit long sur les valeurs qui sont  mises de l'avant par la société québécoise. Pensez aux 350, 000 fonctionnaires de L'ÉTAT québécois dont le gouvernement Lévesque a désindexé les retraites au début des années 80. Combien de dizaines et de dizaines de milliers de dollars ont ils perdus depuis? À ce que je sache, la récession du début des années 80, a frappé tout le continent américain, mais le gouvernement québécois à été le seul à agir de façon aussi cavalière et injuste en sabrant, année après année, dans le pouvoir d'achat de ses retraités. 

Au lieu de subventionner massivement les autos électriques  ne devrait-on pas avec ce même argent, rétablir l'équilibre entre les fonctionnaires québécois? Pourquoi les employés d'Hydro-Québec et les policiers, pourraient-ils jouir d'une retraite indexée contrairement aux infirmières et aux enseignants? Qu'on m'explique pourquoi l'argent qui sera de plus en plus consacré à subventionner des technologies émergentes ne servirait pas à éviter la pauvreté à nos aînées et aux retraités fonctionnaires floués depuis des décennies par cet ÉTAT québécois? 



...et investir dans nos usines d'eaux usées, qui polluent?

Autre parenthèse au chapitre de l'environnement. Les Québécois sont "malpropres" avec leurs usines de traitement des eaux. Plus de 16,000 déversements par année, quand il y a des usines! Cela se fait en douce à l'abri des regards! Mais la pollution de nos cours d'eaux n'en n'est pas moins présente. À des fins de comparaisons, 

l'Ontario avec une population de 14 millions d'habitants, enregistre 1,300 déversements des eaux usées par année, 10 fois moins qu'au Québec, avec une population de 7 millions supérieure à celle de la Belle Province. Qui va redresser la barre? Qui va dire non aux lobbies pour les des autos silencieuses et mettre de l'avant les vrais enjeux auxquels est confrontée la société québécoise? Qui est capable de tenir un tel discours et d'emporter la mise? 


Pauvres "boomers"!

Les boomers vont laisser à leurs enfants, une société vieillissante et super-endettée. L'une des plus endettés du monde occidental, si l'on tient compte de la part de la dette du gouvernement fédéral. Quel bilan! Et on a toujours pas de prix Nobel francophone  et pour le reste des missions de L'ÉTAT québécois je vous laisse d'en juger, même 

si nous subissons la plus forte pression fiscale de tous les États et provinces de l'Amérique du Nord. Au lieu de subventionner les autos électriques, est ce qu'on ne devrait pas mieux gérer l'argent de ces contribuables surtaxés à qui on refuse de baisser les taxes avant 2024, malgré l'urgence?

Aucun commentaire:

Publier un commentaire